Macération de la peau : causes et traitement

Macération de la peau : causes et traitement

La macération cutanée désigne une peau ramollie et irritée par la présence d’humidité. Celle-ci peut provenir d’une transpiration abondante ou d’un contact avec de l’eau. L’état de la peau en situation de macération s’altère : sous l’action des frottements, des lésions peuvent apparaître, avec le risque d’infections que cela engendre. Il n’est pas toujours facile de savoir quoi faire dans ce cas. Faut-il mettre un pansement ? Assécher la surface touchée ou demander l’avis d’un dermatologue ? On vous explique aujourd’hui comment réagir en cas de macération, et comment aider la peau à guérir pour éviter les conséquences d’une humidité omniprésente. 

Quelles sont les causes de la macération de la peau ?

La peau qui reste de façon prolongée dans un environnement humide va rapidement se ramollir et se fragiliser. Elle peut devenir plus blanche, se friper, s’irriter. La macération apparaît quand une humidité importante et un manque d’aération sont combinés.

Elle peut survenir dans différents contextes et sur différentes zones du corps. Voici quelques exemples :

  • Au niveau des pieds, il n’est pas rare d’avoir la peau humide. Le phénomène est marqué si vous souffrez d’une transpiration abondante (on parle d’hyperhidrose) et si vos chaussures ne sont pas respirantes. Par exemple, si vous portez des chaussures de sécurité à longueur de journée ;

  • Dans les plis, en particulier quand il fait chaud. C’est le cas du patient atteint d’eczéma dans sa phase inflammatoire ou de psoriasis. L’obésité fait partie des facteurs qui favorisent les macérations chroniques au niveau des plis. On parle d’intertrigo quand le problème touche spécifiquement les plis cutanés: intertrigo des orteils, intertrigo inguinal, etc.

  • Sur le siège : c’est le cas du bébé qui a les fesses irritées par le port de couches ;

  • Sur une zone de peau protégée par un pansement. Si ce dernier est mouillé par inadvertance, ou s’il s’agit d’un pansement basique qui ne laisse pas la peau respirer, l’épiderme peut macérer ;

  • Si vous ne vous séchez pas correctement après la douche ou la piscine. Certaines zones, comme celles situées entre les orteils, peuvent conserver l’humidité. 

Les risques de la macération cutanée

Bien souvent, la macération cutanée est bénigne. Il suffit de sécher la peau et de l’aérer pour qu’elle reprenne son aspect initial et que les désagréments s’estompent.

Une macération importante peut toutefois avoir des conséquences, en particulier en cas de plaies : 

  • La durée de cicatrisation des tissus s’allonge, et la qualité de la cicatrisation est moins bonne.

  • Des irritations peuvent survenir. La peau peut se fissurer et des exsudats apparaissent. L’exsudat est le liquide qui suinte des plaies, parfois en quantité importante. 

  • La peau péri-lésionnelle est plus fragile. Qui dit lésions dit risque d’infection : l’épiderme abîmé est une véritable porte ouverte aux bactéries et champignons. Les dermatophytes, les champignons principalement responsables des mycoses, sont d’ailleurs particulièrement présents dans les atmosphères chaudes et humides, comme les chaussures. Si vous souffrez de transpiration excessive au niveau des pieds, vous avez plus de risques de développer une mycose. On parle d’ailleurs de pied d’athlète pour désigner ce problème que les sportifs connaissent bien. L’intertrigo infectieux peut prendre une grande ampleur et avoir des conséquences importantes si le patient est par ailleurs affaibli par une maladie, comme le diabète, le psoriasis ou par un traitement oncologique.

Les bons gestes pour prévenir la macération cutanée

Désagréables et gênants, la macération et l’intertrigo peuvent être prévenus avec des gestes simples. Voici quelques conseils pour garder une peau en pleine santé. 

Bien sécher la peau en contact avec l’eau

Après une baignade ou après la douche, même mot d’ordre : votre corps doit être soigneusement séché pour éviter l’intertrigo. Prenez quelques secondes pour bien éponger la zone entre les orteils – cible de choix pour les mycoses – mais aussi tous les plis : entrejambe, sous les seins, aisselles, etc. 

Utiliser des soins contre la transpiration

Appliquez chaque matin un déodorant adapté, pour le corps ou pour le pied. Notre gamme de soins contre la transpiration contient plusieurs produits, pour s’adapter à toutes les problématiques.

  • Notre Gel Douche déodorant assainit la peau tout en la nettoyant. Sa formule à base de Miel de Lavande bio, Prébiotiques, Huiles Essentielles de Tea Tree et de Palmarosa rééquilibre le microbiote cutané. Il apporte de la fraicheur et réduit les mauvaises odeurs ;
  • Le Déo Soin Régulateur est le complément idéal à votre routine. Il s’applique facilement sous les aisselles chaque matin grâce à son format roll-on, et vous offre une protection 24h contre l’humidité et la mauvaise odeur ;
  • Pour les transpirations excessives, nous avons crée le Déo Stick Absorbant 48h. Le Miel de Lavande bio et français, les Prébiotiques et la Terre de Diatomée allient leurs propriétés assainissantes et absorbantes ;
  • Enfin, si la transpiration abondante concerne plus particulièrement vos pieds, vous pouvez vous tourner vers notre Déo Pieds 2-en-1, très efficace pour les garder au sec.

 

Porter des vêtements respirants

Le choix des matières est important. Certains tissus, comme toutes les matières synthétiques, accentuent la transpiration. Misez sur des matières respirantes, comme le coton ou le lin pour tous vos vêtements : vous limiterez ainsi la macération cutanée.

Les couches des bébés devront être changées fréquemment pour éviter les problèmes cutanés au niveau du siège (rougeurs, boutons, lésions…).

Comment soigner la macération cutanée ?

Pour mettre fin à la macération, la peau doit rester la plus sèche possible. Les bons gestes vont dépendre de l’aspect de la plaie. 

Les étapes essentielles pour traiter une peau macérée :

  • Nettoyer la zone avec un produit doux (savon au pH neutre ou solution antiseptique douce).
  • Sécher par tamponnement avec une compresse stérile ou une serviette propre, sans frotter pour ne pas irriter davantage.
  • Appliquer un antiseptique si nécessaire, notamment en cas de risque d'infection.
  • Isoler la peau avec un pansement adapté.

Le choix du pansement :

Si la plaie n’est pas ou peu suintante, vous pouvez vous contenter d’un pansement adhésif classique.

Si la plaie s’accompagne d’un exsudat, privilégiez des pansements élaborés par des spécialistes en dermatologie, spécialement conçus pour ce type de problématique. Par exemple, les pansements hydrocellulaires ou hydrocolloïdes. Le pansement hydrocellulaire est indiqué dans la prise en charge des plaies chroniques ou aigues, avec exsudat. Ce type de pansement absorbe l’humidité sans étouffer la peau : des conditions idéales pour bien cicatriser et ne pas abîmer la peau péri-lésionnelle. Les pansements hydrocolloïdes possèdent un gel qui protège la plaie sans y adhérer. Conseillé pour les plaies peu exsudatives, il reste en place pendant plusieurs jours. Votre dermatologue ou votre pharmacien pourra vous conseiller sur le meilleur modèle à utiliser. 

En cas de mycose : si vous suspectez une mycose, le mieux est de confirmer est le diagnostic auprès de votre médecin généraliste ou d’un dermatologue. L’intertrigo pourra être soigné en appliquant un traitement ciblé. La prise de médicaments par voie orale est parfois indiquée.

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FAQ

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de la ruche

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Formulation
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