Selon les sondages, un Français sur trois a ou a eu l’habitude de se ronger les ongles. Ce trouble du comportement, qui peut toucher tous les âges, n’est pas sans conséquences : complexes physiques, dents abîmées ou encore infections peuvent découler de cette mauvaise habitude. Découvrez nos conseils pour mettre fin à l’onychophagie et les bons gestes pour retrouver de jolis ongles que tout le monde vous enviera !
Ongles rongés ou onychophagie : quelles sont les causes de ce trouble ?
Le fait de se ronger les ongles est fréquent. Ce phénomène peut démarrer dans l’enfance et perdurer pendant des années, ou bien survenir de façon épisodique à des moments précis de la vie. Les femmes, les enfants et les ados sont les plus souvent touchés par cette mauvaise habitude.
Les causes de ce comportement varient selon les individus :
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Le stress et l’anxiété sont des facteurs qui favorisent les ongles rongés. La moindre appréhension déclenche ce geste qui apparaît comme réconfortant : vous avez l’impression de reprendre le contrôle sur vos émotions et donc d’éloigner le trouble ;
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L’ennui. Vous ne savez pas quoi faire, vos mains sont inoccupées…Le fait de se ronger les ongles devient alors un rempart à l’ennui. Il est fréquent par exemple chez les enfants qui s’ennuient en classe ;
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Une faible estime de soi. Les ongles rongés contribuent à alimenter cette vision négative de soi et à abîmer son corps. C’est un comportement autodestructeur qui renforce le mal être et la dévalorisation.
Le fait de se ronger les ongles devient très vite une habitude. Les ongles sont portés à la bouche machinalement, sans même que la personne ne se rende compte de son comportement. Ce problème, qui fait partie des TOCS (Troubles Obsessionnels Compulsifs) peut avoir des conséquences sur votre santé.
Ongle rongé : un problème esthétique, mais pas que
Se ronger les ongles peut poser un problème esthétique : les mains renvoient l’image d’une personne négligée ou stressée, qui prend peu soin d’elle. L’aspect des mains peut alors être source de complexes. D’une manière générale, les ongles sont fragilisés : ils sont plus mous, cassants ou striés. Ils ont tendance à se dédoubler.
Ce grignotage répété n’a pas que des conséquences sur la beauté des mains. Il peut aussi en avoir sur votre santé. En effet, les personnes qui se rongent les ongles sont plus à risques de connaître :
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Des infections cutanées. Les ongles fortement rongés, les peaux mordillées et les cuticules malmenées peuvent créer de petites lésions. Il n’est pas rare que la peau s’abîme et saigne. Ces lésions sont de véritables portes d’entrée pour les bactéries, qui s’infiltrent sous la peau. Par exemple, le panaris, qui se manifeste par une peau rouge et gonflée, puis par la présence de pus sur le pourtour de l’ongle, va souvent de pair avec l’onychophagie ;
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Les ongles incarnés. Un ongle coupé très court ou fortement rongé peut, à la repousse, s’incarner dans la peau. Ce phénomène douloureux engendre un gonflement et une rougeur de la peau. Il peut en quelques jours créer une lésion qui peut s’infecter ;
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Des problèmes bucco-dentaires. Les mordillements répétés peuvent fragiliser l’email des dents et même des troubles de la mâchoire ;
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Des infections virales ou bactériennes. Les mains portées à la bouche ne sont pas toujours propres. L’onychophagie favorise la transmission de virus (rhume, grippe, gastro-entérite…) qui peuvent ainsi s’introduire facilement dans l’organisme.
Risques : Panaris, dents abîmées et infections
Les conséquences de l'onychophagie vont bien au-delà d'un simple désagrément esthétique. Ce geste répété expose à de véritables risques sanitaires qu'il ne faut pas négliger.
Les infections bactériennes et virales : nos mains sont en contact permanent avec notre environnement et transportent une multitude de micro-organismes. En portant régulièrement vos doigts à la bouche, vous facilitez l'entrée de bactéries comme le Staphylocoque doré (Staphylococcus aureus), responsable du panaris et d'autres infections cutanées, ou encore les streptocoques. Les virus ne sont pas en reste : le virus de l'herpès (HSV), les entérovirus à l'origine de gastro-entérites, ou les virus respiratoires comme celui de la grippe trouvent dans ce geste un véritable boulevard vers votre organisme.
Les atteintes dentaires : À force de mordiller vos ongles, l'émail de vos dents s'use prématurément. Cette usure peut entraîner une sensibilité dentaire accrue, des micro-fissures et, à long terme, favoriser l'apparition de caries. Les incisives, particulièrement sollicitées, peuvent se déplacer légèrement et créer des troubles de l'occlusion dentaire. Dans les cas les plus sévères, l'articulation temporo-mandibulaire peut être affectée, provoquant des douleurs à la mâchoire.
La déformation permanente de l'ongle : Si l'onychophagie persiste pendant plusieurs années, le lit unguéal (la partie rose sous l'ongle) peut se rétracter de façon définitive. Cette zone se décolle progressivement de l'ongle et ne se recolle pas spontanément si le comportement continue. Résultat : même après avoir arrêté de vous ronger les ongles, vous conservez des ongles anormalement courts avec une partie blanche qui commence très tôt. Cette déformation permanente nécessite une rééducation longue et minutieuse pour espérer récupérer un ongle d'apparence normale.