
C’est un classique des salles de bain : un soin acheté avec la ferme intention de régler un problème de peau qui tire, gratte, chauffe ou craque. On l’applique deux ou trois jours. Puis le tube disparaît derrière le miroir, au fond d’un tiroir, à côté d’autres soins commencés puis oubliés.
Ce “cimetière de crèmes” pourrait faire sourire s’il ne racontait pas un vrai sujet de santé cutanée : l’observance.
En dermatologie, les soins appliqués localement font partie des gestes les plus difficiles à suivre dans la durée : d’après une étude, près de 75 % des patients sous traitement topique présentent une faible observance.
Autrement dit, le problème n’est pas toujours de trouver le bon soin. C’est aussi de réussir à l’utiliser assez longtemps.
Pour Alvadiem, laboratoire français expert des peaux fragilisées depuis 15 ans et pionnier de la Dermatologie Apicole®, le sujet est essentiel : une peau fragilisée a souvent besoin de temps, de répétition et de constance. Mais dans la vraie vie, c’est précisément cette régularité qui est la plus difficile à tenir.
“On parle beaucoup de l’efficacité des soins, mais beaucoup moins de leur observance. Pourtant, un soin que l’on n’utilise pas, ou que l’on abandonne après quelques jours, ne peut pas accompagner durablement une peau fragilisée. La qualité d’une formule compte, bien sûr, mais l’expérience d’usage est tout aussi décisive”, explique Céline Archer, Fondatrice et CEO des Laboratoires Alvadiem.
Contrairement aux idées reçues, l’abandon d’un soin n’est pas forcément une question de négligence. C’est souvent le résultat d’une accumulation de petits freins très concrets.
Une texture trop grasse que l’on redoute d’appliquer avant de s’habiller. Une sensation collante qui gêne les gestes du quotidien. Une odeur trop médicale ou trop présente. Un soin difficile à étaler sur une zone déjà douloureuse. Une routine trop longue. Une amélioration que l’on attend trop vite. Ou, au contraire, une gêne qui diminue et donne l’impression que l’on peut arrêter.
Dans le soin cutané, l’observance se joue rarement dans les grandes décisions. Elle se joue dans le matin pressé, le soir trop fatigué, le tube oublié, la texture qui dérange, le geste que l’on repousse.
Et c’est là que le paradoxe apparaît : une peau fragilisée a besoin de régularité, mais la régularité n’existe que si le soin s’intègre facilement dans la vie réelle.
L’observance ne repose pas uniquement sur la volonté. Elle repose aussi sur la relation que l’on crée avec le soin. Un produit que l’on aime appliquer, dont on comprend l’utilité, dont la texture apaise et dont la composition inspire confiance, a davantage de chances de trouver sa place dans le quotidien.
C’est là que le naturel, lorsqu’il est formulé avec exigence, peut devenir un véritable levier d’adhésion. Non pas parce qu’il serait “plus simple” par principe, mais parce qu’il reconnecte le geste de soin à quelque chose de plus intuitif : le contact avec des actifs issus du vivant, pensés pour accompagner une peau elle-même vivante, fragile, réactive, en demande de confort.
L’enjeu n’est donc pas seulement d’apaiser une peau qui tire, chauffe, craque ou s’irrite. Il est aussi de rendre le soin suffisamment agréable, sensoriel et réconfortant pour que le geste soit répété.
Parce qu’une peau fragilisée ne s’accompagne pas sur une intention. Elle s’accompagne dans la répétition.
On oppose parfois, à tort, l’efficacité du soin et le plaisir d’application. Comme si la sensorialité relevait du confort secondaire, tandis que la performance cutanée relèverait du sérieux.
Pourtant, dans la vraie vie, un soin agréable à utiliser a plus de chances d’être appliqué régulièrement. Une texture qui pénètre bien, une odeur douce, un geste simple, une sensation de confort immédiat peuvent transformer une contrainte en réflexe.
La sensorialité n’est donc pas une coquetterie. C’est un levier d’adhésion au soin.
1 - Associer le soin à une habitude déjà installée, comme la douche, le coucher ou le brossage des dents. Moins le geste demande d’effort mental, plus il a de chances de durer.
2 - Choisir une texture compatible avec son quotidien. Un soin que l’on trouve trop gras, désagréable, trop collant ou trop long à absorber a peu de chances d’être utilisé régulièrement, même s’il est pertinent pour la peau.
3 - Ne pas arrêter dès les premiers signes d’amélioration. Une peau fragilisée peut retrouver du confort avant d’avoir retrouvé une barrière cutanée durablement mieux accompagnée. C’est souvent dans la continuité que se joue la différence.
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Source : Archives of Dermatological Research, “Adherence to oral and topical medications among dermatology patients”, 2025.

Fondatrice & CEO des Laboratoires Alvadiem
Experte sur l'effet des actifs de la ruche sur les pathologies de la peau et des ongles.